Cartes Postales Anciennes … Saint Chamond … Izieux … Le Creux …

Ville de Saint-Chamond

Cartes Postales __Place Germain Morel
Album : Cartes Postales __Place Germain Morel

9 images
Voir l'album

Saint-Chamond _ Manufactures Réunies de Tresses et Lacets   Clic – zoom

 

Saint-Chamond _ Manufactures Réunies de Tresses et Lacets

Tout le monde reconnaitra facilement l’imposant immeuble qui fait face à la place Germain-Morel et dont l’architecture extérieure demeure à l’identique. Il était occupé en 1898 par les Manufactures de Lacets. En 1999, il retrouve une nouvelle destination avec une réhabilitation menée par les soins de Gier Pilat habitat (GPH ). L’immeuble est transformé en logements sociaux et locaux de bureaux. Empruntons à Ennemond Richard, dont le père Richard-Chambovet fut l’introducteur à Saint-Chamond des premiers métiers à lacets, la fabuleuse expansion de cette industrie. Ennemond Richard nous apprend qu’en 1823, Saint-Chamond compte 15 fabricants de lacets. Leur nombre va en augmentant. Il cite Joseph Balas installé modestement au bord du Gier rue de la Boucherie et aux Fours Banaux qui au bout de quatre ans transfère une usine prospère au Creux. En 1841 est fondée la fabrique Irénée Brun et en 1846 se crée à Saint-Martin-en-Coailleux, rue de Gaule, la maison Macabéo.

En 1862, 25 fabriques de Lacets se cotoient.   En 1854, Benoit Oriol crée aussi sa maison, la place de la Liberté, avec le précieux concours de son beau-frère Emile Alamagny. Cette meme année apparait M. Simon, grand inventeur de perfectionnement dans la fabrication. En 1848 est fondée la maison Bergé puis Grangier qui devient  en 1860 Grangier et Reymondon. En 1859, MM. Balas et Dubouchet transforment leur fabrication de passementerie en lacets. Les maisons Chaland, Castel, Dubouchet sont fondées respectivement en 1858 , 1861 et1868. La société industrielle suit en 1882 et la société Saint-Chamonaise en 1899 possède 25 fabriques de lacets, faisant ensemble un chiffre d’affaires annuel de 7 millons de francs. En 1889, la statistique établit le groupement Saint-Chamonais à un total de 120 000 fuseaux , 6 500 ouvrières et 25 millions de francs de chiffre d’affaires. C’est sans compter sur la concurrence allemande qui apporte un rude coup à cette industrie prospère. Pour y faire face en 1898, 10 des principales maisons ont l’idée de se regrouper et de fondre leurs établissements pour en faire une puissante affaire sous l’appellation des Manufactures Réunies. Alamagny, Oriol & Cie, Balas frères, Balas, Dubouchet, Irénée Brun & Cie. A. Reymondon, Castel et Patissier frères , Macabéo, Joanny Dubouchet, Bergé et Marcroux, Chaland frères développent leur fabrication grace à un outillage perfectionné et exportent leur production dans les colonies. Dès lors, on surnomme Saint-Chamond la capitale mondiale du Lacet.

9 février, 2018 à 22:35


Commentaires desactivés.